23 juin 2005. Meeting de Strasbourg.

Les stars du sprint ne sont pas là, mais les meilleurs sprinteuses françaises ont répondu présentes.
Christine Arron a facilement remporté sa course avec un temps modeste (11"18) et un vent nul. Elle devance Véronique Mang, Sylviane Félix et Fabe Dia.

# Posté le samedi 08 octobre 2005 12:16

Christine Arron enceinte

Christine Arron enceinte
La championne d'Europe du 100 m ne défendra pas son titre cette année. Elle attend un heureux événement qui la contraint à annuler sa saison.



Samedi 9 février 2002
Christine Arron et Dan Philibert attendent un enfant. La sprinteuse et le hurdler ont rendu l'information publique en fin de semaine dernière. Christine, contrainte d'annuler sa saison hivernale pour des pépins physiques, prolonge donc l'intermède à l'ensemble de la saison 2002. Elle ne participera pas aux prochains championnats d'Europe.
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# Posté le samedi 08 octobre 2005 14:36

Christine Arron : " Ce qui compte ce sont les titres "

Christine Arron : " Ce qui compte ce sont les titres "
À vingt-cinq ans, la Française recordwoman d'Europe du 100 mètres, a soif de victoires. Avant sa sortie sur 200 mètres lors du meeting, elle se confie et jette un regard sur son sport.

Depuis votre rentrée estivale le 13 juin à Villeneuve-d'Ascq, comment vous sentez-vous physiquement et moralement à quelques heures du meeting Gaz de France-Saint-Denis ?

Christine Arron. Je me sens un peu fatiguée. Je viens de rentrer d'un meeting à Strasbourg (où elle a gagné, mercredi soir, le 100 mètres en 11'' 15 - NDLR). Je viens de reprendre la compétition. Je dois encore trouver mes marques. À Villeneuve-d'Ascq, mon temps de 22'' 63 sur 200 mètres n'était pas très bon. Je m'attendais à mieux. Ensuite, il y a eu la Coupe d'Europe à Charléty où mes 10'' 97 sur 100 mètres ont été beaucoup plus probants. Enfin j'ai fait un temps moyen de 11'' 47 à Bonneuil dans des conditions difficiles. J'attends donc le 200 mètres du meeting de Saint-Denis pour savoir vraiment où j'en suis.

Que représente pour vous ce meeting ?

Christine Arron. Je suis impatiente d'y aller car il faut maintenant que je me confronte à des filles qui sont fortes, qui puissent me motiver. Aux championnats du monde de Séville, il n'y aura pas ou peu de Françaises. Et puis c'est un nouveau stade que j'ai envie de découvrir. Je souhaite une course de haut niveau dans laquelle j'arrive à tirer mon épingle du jeu.
Quand choisirez-vous le 100 ou le 200 mètres pour les championnats du monde de Séville en août ?
Christine Arron. Cela dépendra des différents chronos que je ferai durant les prochains meetings. Franchement, je ne sais pas encore, même si en ce moment je m'entraîne plus sur 200 mètres.[/c]
Avez-vous l'impression en ce moment d'être le moteur de l'athlétisme tricolore ?

Christine Arron. Je ne sais pas, il faudrait demander aux autres athlètes. Peut-être que certains prennent exemple sur moi, mais franchement je n'en sais rien. De toute façon, je ne suis pas la seule à avoir de bons résultats. Regardez Stéphane Diagana, Patricia Girard ou Jean Galfione. Quand j'étais moins bonne, je ne me fixais d'ailleurs pas sur un athlète, je regardais l'ensemble de tous les résultats pour me motiver. C'est l'émulation générale qui donne des forces.
Éprouvez-vous pourtant le besoin de vous couper un peu des autres pour vous entraîner sereinement ?

Christine Arron. Non, au contraire. J'aime bien m'entraîner en groupe. On voit tout le monde courir et souffrir. C'est plus marrant comme ça (rires). Et puis on discute, il y a des échanges. Je ne pourrais pas travailler toute seule avec un coach. Mon ami (Dan Philibert, coureur sur 110 m haies - NDLR) me conseille en permanence. C'est important de pouvoir se parler avant et après une course. Cela m'aide.

Le dopage est plus que jamais au cour du sport. Quelle est donc votre réaction par rapport à des athlètes contrôlés positifs qui ne sont pas sanctionnés par leur fédération, à l'image de l'Américain Dennis Mitchell (contrôlé positif à la testostérone en avril 1998 - NDLR) ?

Christine Arron. C'est nul. On sait bien que les Américains continuent à ne pas contrôler leurs athlètes. En fait, je pense que le dopage est une lutte perdue car ça n'avance pas. Le pouvoir sportif ne fait rien. Je ne sais pas si cela progressera un jour. Peut-être qu'ils vont finir par légaliser le dopage (rire amer).

L'Américaine Marion Jones, votre grande rivale, voudrait tenter de rafler quatre médailles d'or pour les Jeux l'an prochain (100 m, 200 m, longueur et 4 x 100 mètres). Ce challenge fait-il naître des doutes dans votre esprit ?

Christine Arron. Je trouve que cela fait beaucoup. Tout comme les athlètes qui enchaînent meeting sur meeting. Bien sûr, on pense à mal. Et puis on se polarise sur autre chose, car si on commence à faire un complexe en se disant que les autres sont dopés, c'est la fin. On n'avance plus. De toute façon les gens qui se dopent en paieront le prix plus tard. Franchement je ne sais plus quoi faire vis-à-vis de ce fléau.

Vous avez déclaré que l'argent, les honneurs et la notoriété ne vous intéressaient pas. Qu'est-ce qui vous motive alors ?
Christine Arron. Je ne cours pas pour que l'on me dise bonjour tous les 3 mètres dans la rue, ni pour l'argent. Ce serait bien sûr un mensonge d'annoncer que cela ne m'intéresse pas. J'ai énormément sué pour y arriver. C'est donc ma récompense. Mais ma motivation première reste que l'on reconnaisse ce que je fais, que l'on reconnaisse mon sport qui est beau.

Faites-vous attention à votre image ?

Christine Arron. J'essaie seulement d'être la plus simple et la plus naturelle possible. Mais je vis pour moi, pas pour les autres. Ceux qui apprécient tant mieux. Certains disent de moi que je suis dopée. Je m'en fous. Au début, cela me gênait car j'ai travaillé dur pour réussir mes performances. Maintenant, je laisse parler. Et puis comment puis-je prouver réellement aujourd'hui que je ne prends rien ? Je ne le peux pas. Je sais simplement que je ne vais pas mourir dans dix ans de la prise d'un quelconque produit. J'ai ma conscience pour moi. Toutefois, je ne fais pas une lutte permanente pour dire : " Regardez, moi je suis propre ".

Quelle image aimeriez-vous que l'on garde de vous une fois votre carrière terminée ?

Christine Arron. L'image de quelqu'un de simple (rires), qui a fait de bonnes performances ; de bonnes courses surtout. Les records, c'est bien, mais ce qui compte ce sont les titres. Je préfère par exemple gagner le 100 mètres des championnats du monde de Séville (du 20 au 29 août - NDLR) en 11'' 05, que faire un très bon temps et perdre. Ce qui compte, c'est la médaille.

# Posté le samedi 08 octobre 2005 15:06

28 janvier 2006. Meeting de Mondeville. 60 mètres.

28 janvier 2006. Meeting de Mondeville. 60 mètres.
Après une première course en 7"26, Christine Arron remporte son premier meeting de la saison en 7"20.
Mais attention, le niveau de ce début de saison semble très élevé, et celle qui semble à craindre dans l'optique des mondiaux en salle de Moscou (du 10 au 12 mars) est la russe Yuliya Tabakova qui a déjà réalisé 3 chrono sous les 7"15 (et sprinteuse la plus rapide de ce début d'année en 7"08
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# Posté le mardi 14 février 2006 08:40

10 fevrier 2006. Meeting de Eaubonne. 60 mètres.

10 fevrier 2006. Meeting de Eaubonne. 60 mètres.
Christine Arron réalise une bonne série ( 7"19) puis remporte le meeting après un faux départ en 7"17 devant Delphine Atangana et Véronique Mang.
L'objectif annoncé de 7"15 n'est pas atteint mais ce n'est que la deuxième course de la saison...
« Ca se met en place, je ne pense pas être en retard.»
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# Posté le mardi 14 février 2006 08:41