Championnats d'Europe en salle

Championnats d'Europe en salle
4 mars 2005. Championnats d'europe en salle. séries du 60 mètres.
Après seulement qulelques mètres de course, une grimace de douleur envahit le visage de Christine Arron qui stoppe alors son effort. Fin de course, fin de championnats: la terrible poisse qui ne la lache plus lors des championnats internationnaux est encore derrière elle, cette fois sous forme de blessure (à priori une petite déchirure à la cuisse droite...)
« Cela fait quatre championnats où j'ai quand même la poisse. J'y arrive dans une forme indiscutable, il n'y a rien à signaler. A la dernière compétition, je suis à deux centièmes de mon record personnel - 7 s 10 sur 60 m, à Liévin, le 26 février -. J'ai aussi fait un superbe 200 m... Ces championnats d'Europe, c'était l'occasion de faire un podium et d'améliorer mon record. C'est difficile, tous ces échecs. Il y a forcément un problème. La question est : pourquoi ça arrive à ce moment-là ? Je ne vais pas chercher d'explication. Je n'ai pas le choix : soit j'arrête une bonne fois pour toute, soit je repars ; mais arrêter serait trop facile.
Les gens ne comprennent pas, et, comme je n'ai pas d'explication moi-même, ils imaginent, ils inventent, ils font de la poésie... Je continue à me faire plaisir en courant ; enfin pas ici... Je pense arrêter au plus tard à 40 ans. Entre-temps, j'aurai eu un deuxième enfant. Alors je reprendrai pour le fun et je n'aurai certainement pas les mêmes objectifs que maintenant.»
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# Posté le mercredi 14 septembre 2005 08:39

Grand Prix de Guadeloupe

Grand Prix de Guadeloupe
1er mai 2005. Grand Prix de Guadeloupe.
Christine Arron devait faire sa rentrée dimanche à Point-à-Pitre.
Après avoir ressenti une légère douleur à une cuisse à l'entrainement, elle a préféré déclarer forfait pour ne pas compromettre sa saison estivale.
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# Posté le mercredi 14 septembre 2005 08:43

Interwiew au Meeting de Mondeville

Interwiew au Meeting de Mondeville
Rencontre avec Christine Arron
Interview réalisé au meeting de Mondeville le 31 janvier 2004

Pouvez-vous présenter ?
Je suis née le 13 septembre 1973 aux Abymes en Guadeloupe

Quel sport pratiquez-vous et quel est votre palmarès ?
Ma discipline est l'athlétisme et plus spécialement la course du100 m. Je suis championne du Monde à Paris en 2003 et aussi vice championne à Séville 1999 du 4 fois 100 m. J'ai obtenu 8 titres de championne de France et je possède la troisième performance de tous les temps, avec mon record d'Europe sur 100 m en 10,73 s.

Comment gérez-vous le stress avant la compétition ?
Il faut être très concentré sur soi-même, rester très attentif sur sa course,se dire qu'on est là pour se faire plaisir et donner son maximum sans se prendre la tête.

Quelle course vous apporte le plus d'émotions ?
Le sprint en individuel mais aussi le relais car le plaisir et la joie son partagés avec les coéquipières. Le 100 m est un sport individuel, incontestablement, on s'entraîne d'abord pour soi-même. Le relais, c'est un petit plus puisqu'on est quatre.

# Posté le mercredi 14 septembre 2005 08:47

Meeting de Noisy le Grand

Meeting de Noisy le Grand
juin 2005. Meeting de Noisy le Grand.
Un froid peu favorable au sprint, une grosse préparation physique récente, une première course de la saison et un plateau peu relevé: pas de surprise... les performances de Christine Arron ont été moyennes: 11"40 sur 100 mètres (vent de +0,1m/s) et 22"96 sur 200 (avec un vent nul)
«Sur 100 m, je n'avais pas fait de départs depuis deux mois, donc j'ai eu du mal à avoir de la vitesse en course.
Sur 200 m, une première course en moins de 23 sec, compte tenu du travail c'est pas trop mal.»
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# Posté le mercredi 14 septembre 2005 08:50

Interwiew de Christine Arron avant les championnats du monde à Helsinki2005

Interwiew de Christine Arron avant les championnats du monde à Helsinki2005
PARIS (Reuters) - Christine Arron, souvent malheureuse lors des grands rendez-vous, aborde pleine d'espoir les championnats du monde d'athlétisme qui débutent samedi à Helsinki.

A bientôt 32 ans, la Guadeloupéenne, qui a mis trois ans pour revenir au plus haut niveau après sa maternité, réussit sa deuxième meilleure saison en dix ans de carrière.
Victorieuse des trois premiers meetings Golden League de l'année, l'ancienne championne d'Europe du 100m affirme dans une interview accordée à Reuters qu'elle visera une médaille en Finlande.
Reuters: Dans quel état d'esprit êtes-vous à la veille des championnats du monde où vous jouez gros après avoir raté vos Jeux Olympiques ?
Christine Arron : Comme depuis que je suis cadette, toujours un peu stressée. Dans cette phase d'approche, je redoute toujours le petit bobo qui enrayerait la machine. Au quotidien, sur et en dehors de la piste, je fais très gaffe où je mets le pied, je suis très vigilante et concentrée sur tout ce que fais. Je ne vais pas à Helsinki pour faire de la figuration mais pour une médaille. Pour en décrocher une, il faudra casser les 11 secondes et je me sens prête à le faire.
Reuters : Vous êtes souvent apparue psychologiquement fragile lors des grands rendez-vous ?
C.A. : En sport, rien ne tombe tout cuit dans l'assiette : c'est un combat. Alors pensez-vous que si j'avais été mentalement fragile, je me serais relevée après chaque blessure, chaque échec, chaque déboire ? Que je serais revenue après ma maternité ? Si j'avais été fragile, je ne serais pas là aujourd'hui.
Reuters : Bizarrement, alors que vous n'avez gagné qu'une seule et unique médaille individuelle internationale dans votre carrière, on vous surnomme malgré tout la Reine Christine.
C.A. : Moi aussi, je me demande pourquoi ce surnom perdure. En fait, il date de bien avant mon titre européen en 1998. En Guadeloupe, alors que j'étais cadette, l'Américain Carl Lewis (neuf titres olympiques) m'a remis une médaille. De là, ce surnom est parti.
Reuters : D'où vient votre grosse cote en France ? C.A. : Malgré mes échecs et mes blessures, les gens m'ont toujours soutenue. Sans doute parce qu'à chaque fois, je me relevais et repartais au combat. Au final, mon manque de médailles est comblé par ma place occupée dans le coeur des Français.
Reuters : Pourquoi avoir opté pour le 100 mètres alors que vous étiez, par exemple, bien en longueur et au triple saut ?
C.A. : Honnêtement, je suis la première à me le demander. Parce que dans la vie, je suis plutôt très économe dans l'effort. Le sprint m'a même donné la bonne excuse de l'être encore plus. Parce que pour être explosive, je m'économise encore plus qu'avant.
Reuters : Avez-vous été volée par des dopées ? C.A. : Incontestablement ! Je pense l'avoir été souvent même. Peut-être même très souvent parce que je suis encore très naïve. Le dopage m'a privé de médailles dans mes finales mondiales, quatrième en 1997 puis sixième en 1999 et 2003 à Paris.
Reuters : A 31 ans et demi, vous n'en avez pas marre de courir après un chrono et derrière des dopées ?
C.A. : Avant tout, je cours pour mon plaisir, transportée par ma propre force d'accélération en course à la hauteur des 40 mètres, grisée par ma propre vitesse. J'aime la sensation de créer de la vitesse. Et en plus, je n'ai pas l'impression d'avoir 32. Plutôt 26 ans, 27 ans à tout casser. Ensuite, je ne le nie pas : j'ai envie d'une reconnaissance. Comme tout un chacun, j'aime les bonnes notes donc le podium.
Reuters : Qu'on vous rabâche votre âge vous irrite ?
C.A. : Comme souvent, on le fait en pensant "vieillesse" et "déclin", oui, ça m'énerve un peu parce que ça ne me correspond pas.
Reuters : Jusqu'à quand pensez-vous courir ?
C.A. : Tant que je progresserai, comme actuellement. Et, aussi, tant que j'arriverai à courir après Ethan, mon fils. Le jour où je ne le rattraperai plus, mon heure aura sonné. D'ailleurs, je suis de plus en plus sur mes gardes parce qu'il commence à dire qu'il veut aller vite comme maman. Donc, gare.
Reuters : Justement, souvent, vous semblez sur vos gardes, limite distante, prétentieuse, hautaine.
C.A. : Je me protège comme je peux. C'est un bouclier contre les mauvaises personnes. Et en la matière, j'ai tellement cumulé de mauvaises rencontres dans ma vie que j'ai l'impression d'avoir 70 ans.
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# Posté le mercredi 14 septembre 2005 09:06